Le lymphœdème peut survenir à la suite de certaines interventions chirurgicales, notamment celles impliquant un curage ganglionnaire (ex. : cancers du sein, de la prostate, gynécologiques) ou des traumatismes du système lymphatique. Une bonne information permet de réduire les risques et de réagir rapidement aux premiers signes.
Prévenir le lymphœdème postopératoire
Même si le risque ne peut jamais être complètement éliminé, plusieurs mesures peuvent aider à le prévenir :
- Respecter les consignes postopératoires données par l’équipe médicale.
- Éviter les traumatismes (coupures, piqûres, brûlures, morsures d’insecte) dans le membre à risque.
- Maintenir une bonne hygiène et hydratation de la peau.
- Pratiquer des exercices doux et progressifs, recommandés par un professionnel, pour favoriser la circulation.
- Éviter les vêtements ou bijoux trop serrés du côté opéré.
- Consulter un thérapeute spécialisé en œdème chronique, surtout si un grand nombre de ganglions a été retiré.
Reconnaître les premiers signes
Un diagnostic et une prise en charge précoces permettent de mieux contrôler l’évolution du lymphœdème. Soyez attentif·ve aux signes suivants dans les semaines, mois ou années après l’intervention :
- Enflure légère persistante, surtout en fin de journée
- Sensation de lourdeur ou de tension dans le bras, la jambe ou la région opérée
- Perte de souplesse ou raideur articulaire
- Changements de texture de la peau (peau plus ferme, épaissie)
- Impression que les vêtements ou bijoux serrent davantage d’un côté
Si vous observez un ou plusieurs de ces signes, consultez rapidement un professionnel formé en lymphœdème/œdème chronique. Un traitement précoce peut freiner la progression et améliorer votre qualité de vie.
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